Alors que la crise connaît de nouveaux développements en Europe, Unicredit a pris des mesures d'augmentation de capital et de cessions d'actifs pour survivre à la secousse.
La banque italienne a annoncé qu'elle allait lancer un plan de recapitalisation de 6,6 milliards d'euros afin de restaurer son ratio de solvabilité ainsi que la confiance des investisseurs. Pourtant, le titre Unicredit continue de descendre ce lundi de 4,79%, à 2,94 euros, vers 15h55 à la bourse de Milan.
La banque italienne a décidé de suivre l'exemple de la banque suisse UBS en payant ses dividendes en actions au lieu du numéraire. C'est une des raisons pour lesquelles elle a procédé à une augmentation de capital. La semaine dernière, le titre avait chuté mardi de plus de 12% mais la banque affirmait pourtant ne pas avoir de problème de solvabilité.
La banque va demander l'autorisation d'émettre 973 millions d'actions nouvelles au prix unitaire de 3,083 euros.
Du côté des cessions d'actifs, Unicredit devrait revendre sa participation de 3,5% dans l'assureur Generali. Les cessions concernent aussi des actifs immobiliers et des branches de Capitalia. Par contre, la banque dément vendre sa participation dans la banque turque Yapi Kredi.
Par le biais de ces mesures, la banque italienne espère obtenir un ratio Tier 1 au-dessus de son objectif de 6,7% avant fin 2008. En revanche, pour ce qui est du bénéfice par action, avant augmentation de capital, la banque mise sur 0,39 euro au lieu de 052 précédemment.
Pour sa part, l'administrateur délégué d'Unicredit, Alessandro Profumo, expliquait qu'il 'n'y a pas de surprise. Ce n'est pas une question de surprise (...) C'est une question de marché qui se détériorent'. 'Nous sommes et continuons à être une banque très solide', a-t-il assuré.
C.L. (avec agences)