Alors que la crise connaît de nouveaux développements en Europe, la consolidation bancaire dans la région s'intensifie. Hier, c'était BNP Paribas qui prenait le contrôle de la banque belge Fortis, ce lundi, le journal Le Monde avance que Banques Populaires et Caisse d'Epargne songeraient à un mariage.
Selon Le Monde, les deux groupes mutualistes tiendraient un comité stratégique ce lundi afin de discuter de possibilités de rapprochement. Il ne s'agirait que de rapprocher 'les organes centraux des deux groupes' et non les banques qui garderaient leur nom respectif, a expliqué une source proche du dossier citée par l'AFP.
Ni Banques Populaires ni Caisse d'Epargne n'ont fait de commentaires quant à cette hypothèse.
Les deux établissements sont partenaires depuis 2006 par l'intermédiaire de leur banque commune d'investissement, Natixis. Cette filiale connaît d'importantes difficultés liées à la crise financière. Elle a dû procéder à une augmentation de capital de 3,7 milliards d'euros souscrite à 97% le 18 septembre dernier.
Le titre Natixis a subi une perte de près de 70% de sa valeur depuis le début de l'année. L'Autorité des marchés financiers (AMF) a même ouvert une enquête sur les conditions dans lesquelles certains grands acteurs ont contribué à la chute du titre Natixis lors de son augmentation de capital.
Selon Le Monde, le sort de Natixis serait également discuté ce lundi lors de ce comité stratégique des deux établissements financiers. Ces derniers détiennent chacun une part de 34% du capital de Natixis.
Les difficultés de la filiale s'impactent sur les deux maisons-mères qui doivent sans cesse rassurer sur leur solidité financière. En effet, la semaine dernière, Caisse d'Epargne a dû démentir une rumeur du Canard Enchaîné qui avançait que le groupe avait besoin d'une levée de 6,5 milliards d'euros.
Vers 14h35 ce lundi, le titre Natixis perdait 10,45%, à 2,40 euros, à la bourse de Paris.
C.L.