Avec l'E-Max, le courant passe
Enfin, un deux-roues électrique qui tient la route. Pourtant, en découvrant l'E-Max dans une version jaune criard*, ce n'était pas gagné. Passé le sentiment de solitude face aux blagues de gamins sur sa couleur, il faut reconnaître que ce véhicule 100 % électrique, qui doit être lancé en France dans les prochains jours, donne l'impression d'être un « vrai » scooter. Avec le gros avantage de rouler écolo.
Robuste, pêchu au démarrage, l'e-max se maintient aisément à 50 km/h et se faufile entre les voitures comme n'importe quel autre engin. Il devrait ravir les conducteurs de 50 cm3 excédés de rouler à l'essence, qui le prendront en main très naturellement. Les cyclistes retrouveront, eux, leurs repères : la conduite silencieuse - tellement agréable - et la selle, aussi dure que du béton. Car les amortisseurs de ce produit européen fabriqué en Allemagne n'épargnent pas le pilote sur les pavés. Sa batterie au silicone, importée de Chine, est rechargeable en moins de quatre heures et permet de faire une cinquantaine de kilomètres pour seulement 50 centimes d'euros. Seul hic, à moins de rentrer le scooter dans son salon, difficile de le recharger sans une prise dans son garage. Et pour les utilisateurs de plus grosses cylindrées, l'e-max risque de manquer de reprise. Sa fonction « booster », sensée servir pour les démarrages en côte, est indispensable pour court-circuiter le palier des 25 km/h aussi vite qu'un scooter essence. Encore un peu de patience, l'équivalent 125 est attendu en 2009. Un frein toutefois, le prix de l'E-Max : 3 250 euros, soit près du double d'un 50 cm3 thermique. Dommage que polluer la planète soit encore la solution la plus économique.

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Armel Le Cléac'h




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