La Croma s'offre une seconde chance
La nouvelle Croma est née dans la douleur. Mélange de break-berline-monospace, elle a été lancée au début 2006 par un groupe en pleine déconfiture, sur un segment où la marque était absente depuis des années et avec un look d'une fadeur sans nom. A croire que les designers étaient en grève. Et sa carrière n'a jamais fait d'étincelles, malgré des qualités incontestables. Fiat a remis le travail sur le métier pour lui donner une seconde chance. Le centre de design a ressorti les crayons, lui donnant une face avant expressive, inspirée de la Bravo.
Haute (1,60 m), longue (4,78 m) et large (1,77 m), la Croma offre toujours une excellente habitabilité, à laquelle s'ajoute un coffre d'une contenance de 500 litres. A l'intérieur, seuls les matériaux changent et la finition très correcte n'a rien à envier à une Peugeot 407. Sous le capot, le moteur Diesel 150 chevaux, assez bien insonorisé, est suffisamment alerte, bien que creux à bas régime. Il est secondé par une boîte bien étagée, dont le levier surélevé tombe parfaitement sous la main. La consommation est dans la norme, oscillant entre 7 l et 8l/100 km selon l'ordinateur de bord. Au volant, le confort est sans reproche, la tenue de route saine, à condition de garder le pied droit assez léger, en raison de la souplesse des suspensions.
Son équipement est assez riche, même avec la finition de base Emotion (ESP, ABS, 7 airbags, climatisation manuelle, radio, régulateur de vitesse...). Pour un prix sage : à partir de 21 400 euros avec le moteur essence 1,8 l 140 chevaux, soit 2 700 euros de moins que la moins chère des Renault Laguna Estate. Dernier argument, elle profite d'une garantie de cinq ans ou 500 000 km. De quoi convaincre ceux qui doutent encore de la fiabilité de Fiat.

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Armel Le Cléac'h




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