Sarkozy: «Sandouville ne fermera pas»
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Le PDG du groupe, Carlos Ghosn, avait indiqué dans un premier temps que la visite du Président, qui s'inscrit dans le cadre de la suppression d'un millier d'emplois à Sandouville, ne serait pas suivie d'annonces. Le chef de l'Etat n'est finalement pas venu les mains vides et a indiqué que Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, rencontrerait les élus du Comité d'entreprise cette semaine pour réfléchir à la mise en œuvre de ces deux mesures.
Les salariés en grève
Nicolas Sarkozy a par ailleurs répété que «Sandouville ne fermerait pas» et déclaré qu'il a «beaucoup regretté le fait de ne pas avoir pu rencontrer les salariés sur les chaînes de montage». La rencontre avec 400 ouvriers un temps envisagée a été remplacée par une réunion avec huit syndicalistes, pendant laquelle la mise en œuvre du plan de départs volontaires devait être étudiée.
Selon le Président, qui a promis de revenir à la fin de l'année, les conditions n'étaient pas réunies pour cette rencontre à cause des grévistes. Un groupe de 100 à 200 salariés ont manifesté devant le site de production avant la venue de Nicolas Sarkozy. Selon notre journaliste sur place, un dispositif de sécurité important a été déployé et un cordon de CRS empêchait les manifestants de venir parler aux journalistes. Une représentante a toutefois été autorisée à s'approcher, afin calmer les esprits. Selon elle, «800 salariés feraient actuellement grève sur les 1.700 que compte le site». Un porte-parole de la direction parle, lui, de 321 grévistes, essentiellement de la CGT, qui n'est pas majoritaire sur le site.
«2012, c'est trop loin»
«C'est scandaleux de parquer des pères de famille, où est la liberté d'expression en France aujourd'hui?», s'indigne un élu de la CGT au Comité d'entreprise à son arrivée. «Nicolas Sarkozy avait ironisé sur les grèves qui se déroulent sans qu'on s'en aperçoive, c'est logique puisqu'on les cache», renchérit un autre élu. A la question «qu'attendez-vous de la visite du chef de l'Etat?», les deux représentants répondent «du travail». Ils indiquent que le chômage technique a engendré «une perte de de revenu de 300 à 400 euros pour les personnes gagant le smic». «Nicolas Sarkozy s'est présenté comme le président du pouvoir d'achat, on veut garder le nôtre», soulignent-ils.
Quant à l'annonce par l'Elysée mardi dernier de la construction d'un véhicule utilitaire en 2012 à Sandouville, les deux élus, à l'instar de plusieurs manifestants, estiment que c'est «trop loin».

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Armel Le Cléac'h




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