Santos Mirasierra est-il, selon l'expression de son avocat, le premier prisonnier politique de l'histoire du sport ?
| Oui | 60% | |
| Non | 35% | |
| Nsp | 5% |
Christian Gourcuff n'a pas de crainte particulière sur la capacité de son fils (Photo L'Equipe) à assumer le nouveau statut que lui confèrent ses performances en équipe de France et à Bordeaux. «Il est préparé, a-t-il confié dimanche à la radio RTL-L'Equipe. Il a vécu à Milan une première saison qui était extraordinaire. En Italie il a été vite porté aux nues. Après il a connu des difficultés. La deuxième année a été très difficile mentalement parce qu'il ne jouait pas. Tout ça, ça lui a permis d'acquérir cette maturité par rapport à l'événement. Il a vingt-deux ans mais je pense que par rapport à beaucoup de jeunes qui débarquent dans le foot, il a une expérience qui lui permet de se préserver de tout ça. Maintenant, il faut être vigilant parce qu'il y aura aussi des coups de moins bien certainement.»
Dans le même ordre d'idées, l'entraîneur de Lorient n'est pas spécialement surpris par le niveau de jeu déployé par son fils dans un contexte de forte pression. «C'est à la fois son caractère et le résultat de sa grande capacité d'analyse de son jeu. Il a une grande lucidité. Ses deux années passées à Milan ont été très formatrices. En termes de pression, il a été servi.» Ainsi, en Roumanie, il a dû passer d'un rôle axial à une fonction de milieu droit «qui lui va moins bien», dit Gourcuff père, mais dont «il a su s'accommoder.»
La seule chose qui entraînerait un peu de méfiance serait que Yoann Gourcuff soit comparé de plus en plus ouvertement à Zinédine Zidane, comme cela commence à éclore. «Ça, c'est sur la plan médiatique. On ne maîtrise pas. Il faut prendre énormément de recul. La grande maturité qu'il a pour son âge le protège un petit peu, mais il faut rester vigilant. On en parle souvent : c'est la capacité d'analyse de son jeu qu'il doit conserver.»

