
Après les trois défaites du mois de novembre, dont deux déroutes contre l'Afrique du sud (42-6) et la Nouvelle-Zélande (32-6), le rugby anglais se pose des questions concernant son avenir, et Martin Johnson, le nouveau boss, est évidemment au coeur des critiques.
Mais la Coupe du monde 2011 est encore loin, le XV de la Rose est en phase de reconstruction, et il a besoin de temps. C'est en substance le message délivré par Rob Andrew, le directeur de l'élite au sein de la Fédération anglaise. L'ancien ouvreur toulousain a appelé à être patient, indiquant que l'Angleterre était engagée dans un projet à long terme. Pour lui le message est clair et une confiance totale est accordée à l'équipe en place: «Nous avons prévenu dès le départ qu'il s'agissait d'un projet sur trois ans. C'est pourquoi nous avons modifié le mode de contrat en vigueur à la RFU et attribué à Martin Johnson un contrat de trois ans courant jusqu'à décembre 2011.»
Andrew a aussi tenu à trouver quelques circonstances atténuantes au mois de novembre pourri de ses troupes: «Samedi, la Nouvelle-Zélande pesait 647 sélections au total contre 275 pour nous. Regardez toute l'expérience du Mondial 2007 qui n'est plus là . Il n'y a pas une équipe au monde qui ait perdu dix joueurs depuis une finale de Coupe du monde. Nous sommes où nous en sommes. Nous ne pouvons plus nous appuyer sur la vieille garde.» (Avec AFP)

