Santos Mirasierra est-il, selon l'expression de son avocat, le premier prisonnier politique de l'histoire du sport ?
| Oui | 60% | |
| Non | 35% | |
| Nsp | 5% |
Il n'en démord pas. Le président de la Fifa, Joseph Blatter, a défendu lundi à Bruxelles son idée de limiter à cinq le nombre de joueurs étrangers pouvant être alignés par une même équipe devant plusieurs parlementaires européens hostiles à cette proposition, selon eux «contraire aux règles de l'UE». «Chaque Européen doit pouvoir travailler librement où il veut. C'est un des piliers du traité européen», a ainsi déclaré le Belge Ivo Belet, auteur d'un rapport sur l'avenir du football.
Lors d'une entrevue à Bruxelles avec plusieurs députés, M. Blatter a «appelé à l'aide» les autorités européennes «pour favoriser la protection des mineurs, lutter contre les trafics, renforcer l'identification des clubs et l'équilibre des compétitions, via ce 6+5». Même s'il se heurte depuis plusieurs mois au veto de la Commission européenne, le patron de la Fifa souhaite poursuivre les négociations sur l'introduction d'une règle qui obligerait les équipes à aligner au minimum six joueurs locaux --provenant du pays où a lieu le championnat-- et au maximum cinq joueurs étrangers.
«Dans notre monde, rien n'est définitif, même les lois. Je n'abandonnerai pas car j'ai un mandat du congrès de la Fifa en faveur de cette initiative et je suis soutenu par le Comité international olympique et par de nombreuses fédérations de sports collectifs, a-t-il martelé. La Fifa ne prendra pas une décision qui l'emmènerait devant les tribunaux européens et qui nous exploserait ensuite à la figure. Nous ne ferons rien de contraire à la loi. Mais certaines lois peuvent peut-être être interprétées différemment.» (Avec AFP)

