Raymond Domenech a-t-il raison d'affirmer qu'il a changé?
| Oui | 29% | |
| Non | 65% | |
| Nsp | 6% |
«Je n'ai jamais lâché. Quelque part, j'ai la chance d'avoir déjà connu cette situation par le passé. Je savais exactement ce qu'il fallait faire : bosser et la fermer». Dix mois qu'il attendait ça ! Après une longue parenthèse sur le banc, Jérémie Janot défendra les buts de l'ASSE, samedi soir à Geoffroy-Guichard, pour la première fois depuis le 19 janvier. Alain Perrin en a décidé ainsi. Dans la situation actuelle, le charisme de Janot (photo L'Equipe) est un atout supplémentaire pour les Verts. «J'essaye d'apporter mon expérience mais aussi de la confiance au groupe». Va-t'il hériter du brassard contre Nice ? «Je n'en ai pas besoin pour exister ou pour gueuler. Après, c'est au coach de décider. Dans mon esprit quoi qu'il arrive, le vrai capitaine reste Loïc Perrin». Problème, le jeune milieu de terrain est blessé, tout comme une ribambelle de ses coéquipiers, principalement dans le secteur défensif. Pas de quoi se rassurer avant d'accueillir des Aiglons euphoriques depuis quelques semaines. «La peur n'enlève pas le danger, fait remarquer Jérémie Janot. Il faudra faire corps. Si certains ne sont pas utilisés à leur poste, ce n'est pas grave. Aujourd'hui, on met ses performances de côté pour sauver le club».
«On a récupéré un staff de haut niveau»
Le natif de Valenciennes n'en est pas à sa première crise dans le Forez. Les descentes en Ligue 2, l'affaire des faux passeports... il en a vu d'autre. «Cette fois, c'est purement sportif, fait-il remarquer. Or, quand je vois la qualité du groupe, je ne peux que rester optimiste. Lorsqu'on sera à nouveau au complet, ça ira mieux». De l'avis du joueur, la situation est déjà en train d'évoluer positivement.«On sent une prise de conscience. On a récupéré un staff de haut niveau, qui a remporté des titres (...) Le coach n'hésite pas à nous rentrer dedans. Il ne dit pas toujours des choses qui font plaisir, mais il a remis tout le monde sur le même pied d'égalité. Il est arrivé avec un regard neuf». A priori, Laurent Roussey n'est pas regretté. Mais le gardien stéphanois n'a nullement l'intention de tirer sur l'ambulance. «C'était inévitable» se contente t'il d'avouer. «On ne sentait plus aucune réaction dans le groupe». De réaction il sera question samedi (19h) après six défaites consécutives et 16 buts encaissés ! «Oui, mais si on prend 3 buts et qu'on en met 4 je signe de suite» ! - Julien GOURBEYRE (à St-Etienne)

