Raymond Domenech a-t-il raison d'affirmer qu'il a changé?
| Oui | 29% | |
| Non | 65% | |
| Nsp | 6% |
L'équipe de France a péniblement obtenu le nul face au Portugal (28-28) samedi au Stade Pierre de Coubertin à Paris. Après une première prestation médiocre face à l'Espagne, soldée par une première défaite (26-25) dans ce Tournoi de France, les Bleues ont une nouvelle fois montré un pâle visage contre une formation inconnue de la scène internationale. Inquiétant à seulement onze jours de l'Euro.
«On s'est noyé dans un verre d'eau» déclarait l'entraîneur de l'équipe de France Olivier Krumbholz au micro de Sport + après le match. Une expression qu'il a coutume d'employer lorsque ses filles déjouent face à des équipes a priori à leur portée. Cela avait été le cas contre l'Angola au Mondial 2007 (défaite 27-29), ou plus récemment pendant les Jeux Olympiques lors de leur ultime match de poule contre la Chine (perdu 21-18). Samedi, pour la deuxième journée du Tournoi de France et face à une nation au palmarès international vierge, l'enjeu n'était certes pas le même, l'équipe de France non plus, largement remaniée après les JO après le départ des anciennes. Mais les travers eux, n'ont pas changé.
Pertes de balles, manque d'agressivité défensive, précipitation, manque d'efficacité au tir... Il n'y a pas eu grand chose de positif dans cette huitième rencontre entre la France et le Portugal, qui participera pour la première fois de son histoire à un Euro dans une grosse dizaine de jour. «J'ai bien aimé la réaction en fin de match», a néanmoins confié Krumbholz, manière de souligner que sa troupe, encore à -6 (19-25) à douze minutes de la fin, a tout de même réussi à sauver les meubles grâce à une ultime attaque de Siraba Dembélé, meilleure marqueuse tricolore (6 buts) à l'aise sur son aile gauche. En face, le duo Alexandrina Barbosa - Juliana Sousa, toutes deux pensionnaires de Brasov (Roumanie) a fait très mal, transperçant la défense et ses derniers remparts, Wendy Obein en première période, et une Amandine Leynaud en dessous de son niveau en seconde. Et mis à part quelques coups d'éclats individuels (Lacrabère, Ayglon, Kanto), et du mieux en fin de match, le France n'a jamais mené et le jeu n'était pas en place.
La troisième place obtenue par les Bleues "new look" à la World Cup le mois dernier est déjà loin. Le positivisme aussi. A onze jours du début de l'Euro, les Tricolores se cherchent toujours, mais le temps presse. Certes, il faut que jeunesse se fasse. Dans la difficulté, l'équipe de France a toujours prouvé qu'elle avait du coeur et de l'orgueil. Il est temps de montrer que cet esprit perdure dès dimanche face à Suède et de se rassurer avant d'entamer le championnat continental face au redoutable Danemark le 3 décembre.

