Jérémie Beyou (Delta Dore), victime d'une avarie de gréement, a averti dimanche son équipe qu'il était contraint de se détourner vers le Brésil alors qu'il occupait la 10e place du Vendée Globe. Il a également précisé qu'il ne pourrait sûrement pas réparer le problème tout seul, ce qui l'exclurait de la course.
«Les deux barres de flèche tribord sont foutues et le mât tire une drôle de tronche, a-t-il expliqué au PC de la course. Je vais vers Recife (Brésil) mais je ne sais vraiment pas comment je vais faire sur place, ce sont des pièces purement mécaniques et avec mes petits doigts je ne peux pas les réparer. Je n'ai pas de quoi les usiner. Ce qui est clair, c'est que je ne peux pas réparer tout seul. A bord, je suis capable de tout réparer sauf un mât et une quille (...) Pour moi, la course telle qu'elle était est finie».
Le règlement du Vendée Globe n'autorise effectivement l'assistance extérieur qu'au port de départ, Les Sables d'Olonne. Ensuite, chaque concurrent doit réparer par lui-même sans faire escale s'il veut rester en course. Delta Dore ne peut donc pas s'amarrer dans un port, mais peut mouiller à l'abri d'une côte, en dessous de la ligne de marée haute.

