Rennes se qualifiera t-il pour la Ligue des Champions?
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| Non | 73% | |
| Nsp | 2% |
Il symbolise à lui tout seul la déroute. Doublé par Harnik sur son premier duel dès la 2e minute, par Janko sur le premier but autrichien, puis à l'origine du penalty du 1-3, Philippe Mexès a vécu une soirée de pur cauchemar, samedi à Vienne. Il a quand même affronté les micros. Pour confier sa douleur, sa détermination à ne pas récidiver, et sa certitude qu'il pourra s'en remettre. Il parsème son discours de quelques «Il n'y a pas de soucis» mécaniques ; il sait que c'est exactement le contraire. William Gallas ne l'accable pas : «Des erreurs, tout le monde en a commis». Mexès, à chaud, se dit «plus fort que tout ça».
« Philippe Mexès, c'est dur, une soirée comme celle-là .
Le résultat est très dur. Les épisodes du match aussi. Mais il faut aller de l'avant. On a perdu une bataille mais pas la guerre. Les erreurs de ce soir ne devront pas se reproduire. On va en tirer les leçons et gagner dès mercredi à la maison (contre la Serbie).
Vous êtes personnellement engagé sur deux buts. Comment l'avez-vous vécu?
A la fin du match, c'est très douloureux. Ça fait partie du métier, Il y a des jours où ça ne va pas, où vous vivez des épisodes comme celui-ci. Mais je ne vais pas me laisser abattre. Je sais que j'ai fait deux erreurs évitables. Si je ne relève pas la tête maintenant, ce sera difficile. Mais il n'y a pas de soucis, j'ai la tête haute. Je sais ce que j'ai raté. Mais j'ai de très bons collègues.
Ils vous ont soutenus après le match ?
Il n'y a eu aucun commentaire, chacun sait ce qu'il a fait. Je suis très très déçu pour mes coéquipiers, mais ça ne va pas me tuer, je suis bien plus fort que tout ça. J'essaierai de faire mieux la prochaine fois.
Comment expliquez-vous ces absences sur coups de pied arrêtés?
Ils avaient des joueurs très athlétiques. C'est délicat : c'est leur point fort. Collectivement, on a démontré qu'on était bien présents. On a bien manipulé le ballon, on a réalisé de bons enchaînements. Mais il fallait plus de combativité, être plus rigoureux dans la phase défensive.
Les coups de pied arrêtés défensifs, ça se travaille ? A une époque, Raymond Domenech prétendait que non.
Au contraire, le coach a insisté dessus toute cette semaine. On savait que ce serait très dur, les Autrichiens ont bien joué le coup. Pas nous. Mais on va relever la tête, il n'y a pas de souci.
Avec-vous envie de dire : ''Gallas et moi, laissez nous du temps''?
Mais on n'a pas été mis en difficulté dans le jeu. Ça reste un résultat à base de coups de pied arrêtés. On joue ensemble depuis deux matches et non, on n'a pas besoin de temps. Les qualifications ont commencé.» - Cé. Ro et J. Ha. (à Vienne)

