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Sébastien Bachollet, Isoc France : « Personne n'a encore trouvé un business model pour financer le passage à IPv6 »

IT Plex - À l'occasion de la semaine de l'Internet mondial à Paris, le président du Chapitre français de l'Isoc France passe en revue les dossiers qui seront abordés : la création d'un organisme européen pour la gouvernance de l'internet, la création de nouveaux noms de domaine et le passage à IPv6.

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À partir du 20 juin 2008, Paris accueille la Semaine de l'Internet mondial. Différentes manifestations sont organisées sur le thème de l’Internet et de sa gouvernance.

Organisée par l'Isoc France, la septième édition des États généraux européens du nommage et de l’adressage sur Internet (Egeni) s'est tenue le 20 juin avec un débat central sur le rôle de l’Europe dans la gouvernance de l’Internet.

Du 21 au 27 juin, c'est l'Icann qui tient sa 32e réunion internationale. Pour cette première venue en France, l'organisme de régulation a choisi d'ouvrir un dossier qui devrait faire date dans l'histoire de la Toile : autoriser la mise en place de centaines de nouveaux noms de domaine.

L'objectif est de permettre à quiconque de créer de nouvelles extensions  comme le « .paris » ou encore le « .amour » à l'horizon 2009. Mais ce projet ambitieux risque de se heurter à la complexité de nouvelles règles techiques et règlementaires, en particulier le droit des marques.

Autre sujet abordé lors de cette réunion internationale, le passage du protocole Internet IP version 4 vers la version 6,  qui doit permettre la création d'un nombre quasi illimité d'adresses IP pour faire face à la croissance mondiale de la Toile.

Suivre la 32e réunion de l'Icann à Paris sur ZDNet.fr

 

 

Par Philippe Leroy, ZDNet France

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Publié le lundi 23 juin 2008 dans Vidéos
Tags: Noms de domaine, Internet, Norme technique, Politique, Business
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Dernier commentaire: 24 juin 2008 par RDesprés

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  • Heeu..
    1) si ça coûte cher, pourquoi ouvrir les extensions de nom de domaine? Personne n'a réclamé ça en urgence, si?
    2) Free a fait comment pour proposer de l'IPv6 sans faire payer plus cher, si c'est aussi coûteux?

    signaler au modérateur répondre

  • IP etant un protocole d'interconnexion l'argent se fait en dessous en faisant payer l'accès ou au dessus en faisant payer les services. Le but d'IP est d'être le plus largement répandu pour permettre une richesse liée à la possibilité de joindre le plus grand nombre de personnes, services, machines,...

    En IPv4, le Business Model du "triplepaly" est basé sur le NAT qui peut être vu comme un moyen de freiner le déploiement des services par des tiers dans les réseaux domestiques, l'opérateur ayant le contrôle du routeur d'accès étant le seul à pouvoir proposer facilement ses services. Mais ce filtrage à un revers, les données des utilisateurs fuient le réseau local pour être placées sur des serveurs, souvent indépendant des opérateurs d'accès (comme youtube, gmail,...) et leur valorisation se fait en dehors de l'opérateur. IPv6 en rétablissant le bout-en-bout peut permettre aux utilisateurs de laisser leurs données dans leur réseau, IPv6 permet à l'opérateur de déployer rapidement des services chez l'utilisateur. Ceci est en rupture avec les modèles traditionnellement admis comme Web 2.0 qui centralise les données sur des serveurs externes ou OSGi qui permet à des opérateurs tiers d'installer des applicatifs sur les routeurs d'accès. Free l'a très bien compris, en installant dans le réseau un mécanisme de transition génialement simple, il peut ensuite déployer à très faible coût de nouveaux services.

    Des discussions sur les aspects économiques et les politiques de soutient à IPv6 auront lieu la semaine prochaine lors du camp IPv6 organisé par le G6 et la IPv6 Task Force france (www.g6.asso.fr/camp)

    signaler au modérateur répondre

  • Réponse à la question 2

    Un "business model" d'offre IPv6 par un opérateur suppose qu'on mette face à face: (1) le coût son déploiement d'IPv6, qui dépend de la technique utilisée; (2) de ce qu'il en attend en retour, qui dépend de sa cible commerciale.

    Dans le cas de Free, le coût a été ramené à presque rien, grâce à une techologie innovante, et très simple, dont je suis l'heureux inventeur.

    Après que j'en aie présenté l'idée chez Free, le 7 novembre 2007, Rani Assaf l'a immédiatement adoptée, et mise en oeuvre avec son équipe, en 5 semaines tout compris sur son infrastructure IPv4 dont le coeur est resté inchangé!
    Elle est désormais documentée à l'IETF, où se normalise l'Internet, sous le nom de 6rd.

    Avec 6rd, Free offre IPv6 à ses clients ditects (plus de 1,5 millions d'accès à haut débit "dégroupés"), sous la seule réserve qu'ils activent le service à partir de leurs PCs ou MACs.

    Chaque machine d'un site utilisateur a alors sa propre adresse publique. Ceci rétablit le modèle simple de l'Internet d'origine, dit "de bout en bout" (ou E2E pour end to end).
    Les échances directs de machine à machine machines, dits pair à pair (ou P2P pour peer to peer), sont ainsi grandement facilités.

    Premier retour pour Free (modeste, pas complètement inexistant:
    satisfaire les clients amateurs de technique qui, au moins chez Free, demandaient IPv6 depuis longtemps.

    Deuxième retour:
    faciliter la mise au point d'applications utilisant des échanges entre sites des clients.
    Ainsi, dès le 6 mars 2008, Free a annoncé que son application Télésites (sites Web affichés sur TV) fonctionnerait d'un site Free à l'autre si les deux sites ont IPv6 activé.
    Le reste est à venir.

    Troisième retour:
    quand IPv6 deviendra incontournable, avoir déjà essuyé les plâtres à une époque où la pression restait faible.

    signaler au modérateur répondre

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