
Un but, une passe décisive, un penalty provoqué, Florent Sinama-Pongolle (Photo L'Equipe) n'est pas passé inaperçu pour ses grands débuts sous le maillot de l'équipe de France A', mardi soir face au Mali (3-2). Invité de dernière minute de Raymond Domenech, suite au forfait de Louis Saha, l'attaquant du Recreativo Huelva a su saisir sa chance.
«Florent Sinama-Pongolle, un but, une passe et un penalty provoqué, on peut difficilement espèrer mieux pour une première ?
Oui, c'est une première réussie. Je me suis senti bien, cela a bien marché, je suis content de ma prestation. En tant qu'attaquant, mon boulot est de marquer et de faire marquer des buts. C'est ce que j'ai fait, c'est bien.
Cette sélection, vous l'attendiez, vous l'espériez ?
Non, je ne m'y attendais pas du tout, ce fut une réelle surprise. Même si je travaille pour ça, je ne regardais pas la liste. J'ai d'ailleurs appris la nouvelle par les journalistes, qui m'avaient laissé plusieurs messages sur mon téléphone pour m'avertir. Je sortais de l'entraînement, j'étais fatigué, et cela m'a immédiatement redonné le sourire.
Comment avez-vous abordé ce rendez-vous ? Avec une certaine pression ?
Non, pas du tout. Je suis quelqu'un de tranquille, qui profite de tout. Je me suis dit "lance toi, ne réfléchis pas, ne te pose pas de question et fonce". Se mettre une pression particulière aurait été un piège.
L'Euro, vous y croyez ?
On verra bien. Moi, mon seul but, c'est de mettre le doute dans la tête du sélectionneur. Après, c'est lui qui fait ses choix. En tout cas, c'est un encouragement, mais aussi, et surtout, un commencement.
Tout semble bien se passer en club, également (12 buts l'an passé, 8 cette saison). Votre avenir se situe-t-il toujours à Huelva ?
Honnêtement, c'est un tremplin, je n'ai pas peur de le dire. Aller là -bas était un challenge un peu fou mais il est réussi. J'avais un but, il fallait que je joue. J'ai eu énormément de temps de jeu l'an passé et j'ai pu marquer beaucoup de buts. J'ai aussi eu la chance d'avoir un entraîneur qui me mette sur le devant de la scène. Cette saison, j'essaie simplement de confirmer, c'est ça le plus dur. Il me reste encore deux mois pour tout donner. Il faudra alors voir où on en est et faire le bon choix».
Propos recueillis par Bruno RODRIGUES, à Charléty

