
Jean-François Bernard, vainqueur de Paris - Nice en 1992 et troisième du Tour de France en 1987, est le consultant de www.lequipe.fr. Chaque jour, il nous livre son analyse et dissèque la course et ses enjeux.
«Décidément, les coureurs français se portent bien. Peut-on parler d'un renouveau du cyclisme français ?
Je ne sais pas si l'on peut vraiment parler de renouveau. C'est surtout la physionomie de ce Tour qui les met en avant. Je vous dis depuis le départ que nous allons vivre un Tour ouvert et que donc les Français ont le droit à leur part du gâteau.
Vu le scénario de la course d'aujourd'hui (dimanche), un Français ne devait-il pas s'imposer à Saint-Brieuc ?
Une échappée à deux est très souvent vouée à l'échec. Même si Moreau et Lelay sont rentrés par la suite, il n'y avait aucune chance que ce coup aille au bout. Le final n'était pas assez dur pour que Chavanel fasse la différence. De plus, cette étape était faite pour les sprinteurs beaucoup plus que celle d'hier (samedi). Le résultat le prouve.
Alejandro Valverde reste en jaune. Peut-on dire qu'il a bien géré cette deuxième étape ?
Je crois que oui. Pour plusieurs raisons. Premièrement, il porte le Maillot Jaune donc son équipe se doit d'assumer son statut sans en faire de trop. Deuxièmement, on sait que lors d'une étape comme celle-là , on trouve forcément des alliés parmi les équipes favorisant un sprinteurs. Dès demain (lundi), ce sera beaucoup plus facile pour lui.»
Propos recueillis par Stéphane BITTON (à Saint-Brieuc)

