Raymond Domenech a eu une première réponse emballée, après la victoire amicale de l'équipe de France en Suède (3-2). «Quand on un gagne un match, c'est toujours plaisant, c'est plutôt intéressant, même au-delà du résultat. Dans l'animation offensive, il y a eu beaucoup de mouvement et c'est ce que j'avais envie de voir, c'est bien.»
Mais l'ancien défenseur observe aussi que «quand on prend deux buts et que l'adversaire a des occasions de buts, c'est qu'il y a des choses à régler, ça justifie (sa) place...» Le fait que la Suède évolue en 3-5-2, un système plutôt rare, explique que les Bleus aient d'abord concédé beaucoup de terrain et d'occasions. «La situation, elle était due à Källström, peut-être car il est ''Français'', il a voulu se montrer. Il nous a posé des problèmes par son positionnement. Comme leurs trois défenseurs. Il y a peu d'équipes et de clubs qui jouent comme ça.»
Introuvable équilibre
Le problème est aussi plus général. «Il n'est jamais facile de trouver un vrai équilibre entre l'attaque et la défense, c'est dur de se dire : ''on va marquer toutes nos occasions et n'en laisser aucune à l'adversaire''. Et quand on produit du jeu, on libère des espaces. Mais tant qu'on en marque un de plus que l'adversaire, tant mieux... Mandanda, Gallas et Mexès, ils ont souffert, mais les trois ont montré quelque chose dans l'association qui est intéressante pour l'avenir.»
Domenech confirme aussi qu'il «voulait gérer ce match comme un vrai match, pas un amical, l'objectif était de souffrir jusqu'au bout», pour expliquer qu'il ait effectué si peu de changements (deux, dont un dans le temps additionnel). Mon équipe peut ressembler à ça en Autriche, on verra dans quinze jours qui on aura comme joueurs. Je suis échaudé. Je voulais des joueurs offensifs comme Ben Arfa et Nasri et au dernier moment ils n'ont pas pu jouer. J'attends le dernier moment, on verra avec ceux qui sont disponibles.» (Avec AFP)

