Paul Le Guen doit-il aligner la meilleure équipe du PSG contre Manchester City ?
| Oui | 82% | |
| Non | 16% | |
| Nsp | 2% |

Jean-François Bernard, vainqueur de Paris - Nice en 1992 et troisième du Tour de France en 1987, est le consultant de www.lequipe.fr. Chaque jour, il nous livre son analyse et dissèque la course et ses enjeux.
«Jeff avez-vous été surpris par la contre performance de Fabian Cancellara ?
Un peu quand même. C'est lui qui aurait du être à la place de Stefan Schumacher. On a tout de suite vu qu'il était dans un jour sans. Avec deux secondes de retard dès le premier pointage, on avait déjà une idée du possible échec du Suisse.
A l'opposé, qu'avez-vous pensé de la réussite de Stefan Schumacher ?
Il a côtoyé la perfection. Il ne pouvait pas faire mieux. Il a connu la réussite maximale qui accompagne les très grandes performances. C'était « son » jour de grâce, l'étape plus le maillot de leader. De plus, il peut prétendre garder la tunique jaune plusieurs jours quand on voit les coéquipiers, comme Fothen et Wegmann, qu'il possède au sein de son équipe.
Cadel Evans réussit le meilleur temps des prétendants. Est-ce un indice significatif ?
C'est un signe fort. C'était un rendez-vous très important. Il a répondu présent au jour J par rapport à ses adversaires direct. Maintenant, il peut se permettre de regarder et d'agir en fonction des velléités de ses adversaires.
Vous restez le dernier français à avoir remporté un contre-la-montre (en 1987 à Dijon). Qu'est-ce que cela vous fait-il ?
Premièrement je ne le savais pas. Ça prouve que l'on est en manque de très bons rouleurs français au niveau international. Sylvain Chavanel, champion de France de la spécialité, est très bon dans cet exercice mais cela ne suffit pas, pour l'instant, à prétendre remporter le chrono d'un des trois grands Tours.»
Propos recueillis par Stéphane BITTON (à Cholet).

