«Il n'est pas question de faire travailler tous les français le dimanche». A peine, «Touche pas à mon dimanche !», la tribune des 48 députés de la majorité, opposés à l'extension du travail dominical, parue dans le Figaro, Xavier Bertrand s'est empressé de monter au créneau pour apaiser les doutes de ces parlementaires UMP et Nouveau Centre. «Dans les zones touristiques, aujourd'hui personne ne s'y reconnaît, il faut clarifier le travail du dimanche», a plaidé le ministre du Travail. Concernant les «zones de plus d'un million d'habitants», comme Paris, Lyon, Marseille, et Lille, «il y a une logique à ouvrir les magasin le dimanche», a-t-il défendu.
«Il faut des règles, le feu vert du maire, l'accord du président de intercommunalité pour que d'une commune à l'autre, on ne déstabilise pas les choses», a assuré Xavier Bertrand. Répondant aux députés, emmenés par Marc Le Fur, le vice-président de l'Assemblée Nationale et Jean-Frédéric Poisson, qui redoutent que le principe du volontariat pour travailler le dimanche ne soit pas respecté, et débouche sur «ouverture générale de l'activité professionnelle», le ministre promet de mettre en place un «volontariat renforcé», «pour que dans l'entreprise, avec les représentants du personnel, on soit sûr que ce ne soit pas un volontariat de papier».
Les signataires se demandent également «comment on passe du dimanche chômé, acquis social obtenu de haute lutte au 19ème siècle, au dimanche chômé, menace pour la liberté individuelle des consommateurs». Loin de ne toucher que les commerces, l'ouverture dominicale toucherait toute leur chaîne, depuis les banques jusqu'aux livreurs en passant par les baby-sitters. «Aujourd'hui, les Français ont encore plus besoin de solidarité qu'hier. Sachons protéger la famille et ne pas la fragiliser une nouvelle fois. Le dimanche n'est pas un jour comme les autres, une société vit aussi de respiration», concluent-ils.
Autre ténor de la droite à ne pas partager les craintes des députes signataires, Edouard Balladur. «Dans la mesure où travailler le dimanche n'est pas une obligation, je trouve ça justifié. Ce n'est pas une atteinte au droit du travail», a avancé l'ex premier ministre au Talk Orange- Le Figaro.
» BLOG - La bataille du dimanche
En savoir plus
À la une


![]() |
|||||||
|
|||||||



