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Le marché corrige, les banques cèdent du terrain
[01/12/08 - 09H48
-
Investir.fr
]
La Bourse de Paris recule lundi matin, dans un marché qui reprend son souffle après un rebond de plus de 13% la semaine dernière. Les banques sont généralement en baisse, tandis que Bouygues recule à la veille de ses comptes trimestriels. Sanofi-Aventis titre son épingle du jeu. A 9h45, le Cac 40 perd 1,5% à 3.212 points.
Stable à l'ouverture, la
Bourse de Paris
s'inscrit en baisse dans la première heure de cotations, les investisseurs reprenant leur souffle après un rebond de 13,2% la semaine dernière, la plus forte variations hebdomadaire jamais inscrite depuis la création du Cac 40. Les investisseurs optent pour la prudence dans l'attente d'une vague de statistiques et d'événements économiques, dont la décision monétaire de la BCE jeudi et les chiffres de l'emploi américain vendredi, et après l'annonce d'une détérioration de l'actualité industrielle chinoise. L'indice officiel des directeurs d'achats du secteur manufacturier est en effet tombé à un plus bas historique de 38,8 en Chine le mois dernier, contre 44,6 en octobre.
Du côté des valeurs, BNP Paribas, Société Générale et le Crédit Agricole se replient alors que Paris presse Bruxelles de donner son feu vert au plan de sauvetage des banques françaises. Bouygues baisse également à la veille de la publication de ses résultats trimestriels.
A 9h45, le Cac 40 perd 1,53% à 3.212,73 points. A Londres, le
Footsie
cède 1,49% à 4.223,91 points et, à Francfort, le
Dax
recule de 1,77% 4.587 points.
Sur le plan macro-économique, les ventes au détail ont diminué de 1,6% en octobre outre-Rhin et de 1,5% sur un an. Le marché attend vers 10h00 une série d'indicateurs concernant l'activité dans l'industrie en France, en Allemagne et dans la zone euro en novembre. Deux statistiques américaines figurent au programme de l'après-midi : les dépenses de construction d'octobre et l'indice ISM manufacturier de novembre à 16h00.
Sur le front du pétrole, le baril de brut de qualité WTI recule de 2,23 dollars à 52,20 alors que l'Opep a reporté, comme prévu, au 17 décembre sa décision sur une éventuelle réduction de production. Le dollar se reprend à 1,2662 pour 1 euro en anticipation d'une baisse d'au moins 50 points de base des taux de la BCE jeudi.
BNP Paribas perd 3,27% à 41,91 euros, Société Générale 2,96% à 32,39 et Crédit Agricole 2,63% à 8,48. Paris exhorte la Commission européenne à donner son feu vert avant mardi à son plan de 40 milliards d'euros de soutien aux banques françaises, rapporte Les Echos. Bruxelles conditionne son accord à l'engagement des banques de ne pas accroître leur taille de bilan et à ne pas verser de dividende. Le président de la Commission, José Manuel Baroso a démenti hier tout blocage de Bruxelles tout en indiquant que c'est l'obligation de la Commission de faire respecter le traité de Rome.
Bouygues recule de 2,63% à 31,37 euros à la veille de la publication de ses comptes trimestriels. Oddo Securities table sur une évolution des résultats à fin septembre dans la continuité de celle du premier semestre, « qui était bonne ». L'intermédiaire estime cependant que les tendances d'octobre novembre devraient marquer une dégradation par rapport au prises de commandes du troisième trimestre.
ArcelorMittal cède encore 3,97% à 18 euros, toujours affecté par la baisse des cours des métaux et par les annonces de suppressions d'emplois aux Etats-Unis et en Europe.
Total baisse de 1,16% à 40,57 euros dans le sillage des cours du pétrole, qui ont cédé 20% en novembre après une baisse de 32% en octobre.
Sanofi-Aventis prend 0,70% à 43,76 euros alors que le nouveau directeur général, Chris Viehbacher, prend ses fonctions aujourd'hui.
Carrefour gagne 0,63% à 29,90 euros après un recul de 4,9% sur les quatre dernières séances.
Klépierre plie de 1% à 15,79 euros. La société foncière, spécialisée dans les centres commerciaux, a annoncé que l'augmentation de capital lancée pour financer l'acquisition de Steen & Strom a été souscrite à hauteur de 138,7%. Le montant brut de l'opération s'élève à 356,2 millions d'euros et se traduit par la création de 23,7 millions d'actions nouvelles dont le règlement et la livraison auront lieu demain. A compter de cette date, le capital sera composé de 166,2 millions d'actions, contrôlées à 52,2% par BNP Paribas.
Enfin Gemalto cède 1,29% à 18,25 euros. Le fabricant de cartes à puce a prévenu les autorités de marché qu'il pourrait renoncer à son offre sur Wavecom ou en modifier les conditions si certaines des résolutions soumises à l'assemblée générale du spécialiste de la communication sans fil prévue le 8 décembre sont adoptées. Gemalto cite notamment la possibilité d'émettre des droits de vote double pour certains actionnaires, l'autorisation d'une augmentation de capital ou l'attribution d'un dividende exceptionnel.
John Wiburg
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