• Royal : «Sarkozy ne se rend plus compte de ce qu'il dit»

    J.B. (lefigaro.fr) Avec AP
    08/07/2008 | Mise à jour : 09:31 |
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    Pour Ségolène Royal, «présider un pays, c'est d'abord respecter les Français et c'est répondre à leurs soucis et à leurs problèmes».
    Pour Ségolène Royal, «présider un pays, c'est d'abord respecter les Français et c'est répondre à leurs soucis et à leurs problèmes».

    La présidente de la région Poitou-Charentes fustige les propos du chef de l'État sur les grèves et met en garde contre des «colères muettes» au sein de la population française. «Les gens sont désespérés», ajoute-t-elle.

    Réagissant aux propos de Nicolas Sarkozy sur la perte d'influence des mouvements de grève, Ségolène Royal a affirmé mardi que cette phrase était «pire que de la provocation». Selon elle, le président de la République «ne se rend même plus compte de ce qu'il dit» car «il vit dans un autre monde».

    L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a déclaré sur RTL que pour le chef de l'Etat «l'argent n'a pas d'importance puisqu'il croule sous l'argent», évoquant «une méconnaissance de ce qui se passe aujourd'hui en France» de la part de Nicolas Sarkozy. «On se croirait revenu sous l'Ancien Régime où le Roi s'amuse, le Roi dilapide l'argent, le Roi soigne ses amis, le Roi enrichit ceux qui sont déjà riches et pendant ce temps là le peuple s'appauvrit», a dénoncé la présidente de la région Poitou-Charentes.

    Ségolène Royal a également mis en garde la majorité contre tout excès de triomphalisme face à des grèves moins importantes qu'auparavant : «Il y a des colères muettes qui ne se manifestent pas forcément par des grèves ou des protestations parce que on a plus les moyens (...), parce que ça coûte cher», a-t-elle averti. «Les gens sont désespérés, c'est très difficile aujourd'hui pour les salariés, modestes en particulier, de perdre une journée de salaire pour une journée de grève», a prévenu Royal, pour qui «présider un pays, c'est d'abord respecter les Français et c'est répondre à leurs soucis et à leurs problèmes».

    Samedi, devant le conseil national de l'UMP réuni à Paris, le chef de l'État a estimé que la France était en train de changer. «Elle change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu'on ne le croit, a-t-il souligné. Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit.» Des propos qui ont soulevé l'indignation de la gauche, du MoDem et des syndicats.

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